Du cerveau à l’assiette : neurobiologie et troubles des conduites alimentaires
Résumé
En Amérique du Nord, les troubles des conduites alimentaires, qui incluent par exemple l’anorexie mentale, la boulimie et l’accès hyperphagique, toucheront environ une à cinq personnes sur cent à un moment de leur vie. Les troubles des conduites alimentaires ont de graves conséquences sur la santé physique et psychologique, en plus d’avoir des taux de rémission sous-optimaux. Aussi, l’étiologie des troubles alimentaires est loin d’être élucidée, ce qui nuit au développement d’interventions efficaces. En étudiant les mécanismes neurobiologiques des troubles des conduites alimentaires, par exemple, grâce à des méthodes de neuro-imagerie et d’épigénétique, il sera possible d’obtenir une idée plus claire de leurs origines développementales. Dans le futur, ces nouvelles connaissances pourraient contribuer au développement de stratégies de prévention plus adaptées, d’outils diagnostiques et d’approche de traitement mieux ciblé. Par exemple, le fait d’établir l’association entre la méthylation de l’ADN (l’une des marques épigénétiques) et les changements cérébraux observés dans les troubles des conduites alimentaires pourrait mener à des avancées cliniques importantes. Ainsi, l’objectif de cette revue narrative, réalisée à partir de la base de données Pubmed entre Mars et Octobre 2020, est de résumer l’état des connaissances sur les avancées neurobiologiques récentes dans les troubles des conduites alimentaires, principalement en termes d’épigénétique et de neuro-imagerie.