Prise en charge des femmes incarcérées. L’éclairage des tests projectifs
Résumé
L’article présente la spécificité de la prise en charge psychologique des femmes incarcérées. En dehors des considérations médico-légales, il est question d’appréhender comment la contrainte carcérale pèse spécifiquement dans le rapport au corps chez les femmes. Dans cette optique, il s’agit de reprendre d’un point de vue psychologique comment les échanges primaires avec l’environnement, dans ses premières modalités de rencontre et d’accordage avec le sujet, tissent les fondements émotionnels, affectifs et pulsionnels. Aussi, l’incarcération, de par le fort niveau de contrainte et de dépendance qu’elle mobilise, convoque inévitablement des expériences douloureuses et/ou traumatiques qui s’ajoutent au contexte des actes commis. C’est à partir d’un cas clinique, en appui sur les épreuves projectives (Rorschach et T.A.T), que les enjeux affectifs et sensoriels de cette clinique seront abordés en termes de fascination et de cruauté.